Tous en selle !

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Permettant une distanciation physique, le vélo est aussi une réponse évidente aux navetteurs qui souhaitent fuir les transports en commun.

En 2013, la voiture était plébiscitée pour réaliser des trajets moyens domicile-travail de seulement 23 km… Cela représentait un temps de transport de 92 minutes par jour en région parisienne. À cela s’ajoutaient énervement et stress pour 34 % des travailleurs, qui trouvaient que les déplacements entre leur domicile et leur bureau étaient contraignants et mettaient leur productivité en berne, selon une étude menée par le prestataire de services en ressources humaines Securex.

 

En 2020, une étude menée par l’Ifop pour Paris Workplace relevait que les salariés ayant un temps de trajet supérieur à 40 minutes passaient moins de temps au bureau, chaque jour, par rapport à leurs collègues dont le temps de trajet était inférieur. En moyenne, cela représenterait une différence de 16 minutes, ce qui, à l’arrivée, équivaut à environ huit jours de travail en moins par an !

 

Le vélo permet de retrouver une certaine liberté… Un second souffle pour certains, qui, en plus de pratiquer ainsi une activité physique régulière, gagnent du temps sur le trajet et participent à la sauvegarde de l’environnement. Bien sûr, la pratique du vélo peut être anxiogène lorsque la circulation est dense, mais les aménagements se développent, et le plan vélo du gouvernement, avec ses 1 000 km de pistes cyclables supplémentaires, améliore les choses.

 

Pour remonter en selle, il faut donc avant tout disposer d’un vélo. Et là, tout est fait pour nous y inciter, puisque différentes aides existent afin d’en promouvoir l’utilisation. Par exemple, au niveau régional, l’Île-de-France, l’Occitanie, la Corse et les Pays de la Loire offrent une aide d’un montant allant de 150 à 600 euros, selon la région. Au niveau national, c’est un chèque de 200 euros qui peut être alloué pour l’achat d’un vélo à assistance électrique… Pour ceux qui ne souhaitent pas investir ou qui font un usage ponctuel du vélo, les offres de free-floating ou de location longue durée peuvent être séduisantes. Et pour ceux qui disposent déjà d’un vélo, le dispositif « Coup de pouce » peut se révéler précieux. En effet, l’État propose une enveloppe de 50 euros pour remettre en état votre vélo. Un petit tour chez le vélociste permettra d’établir un premier diagnostic et de changer les éléments qui en ont besoin. Mais ce coup de pouce peut également servir à suivre un stage baptisé « Remise en selle ». L’objectif est d’aider les stagiaires à remonter sur un vélo sereinement, à apprendre les bons gestes et à adopter les bons réflexes sur la route. Cette formation de deux heures permet également de se remettre à niveau et de découvrir la signification de certains panneaux de circulation.

Par Sébastien Langlois